Femmes et COP21 [es]

Une Conférence intitulée « Climat, les femmes s’engagent ! » a été organisée au ministère des Affaires étrangères français le 16 octobre 2015, en présence de Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, et de Pascale Boistard, Secrétaire d’État chargée des Droits des femmes. Cette conférence avait pour objectif de mieux faire connaitre le rôle des femmes dans la mobilisation contre le dérèglement climatique.

A l’issue de cette conférence, un texte sur « Les femmes, actrices de la lutte contre le changement climatique » a été remis aux ministres français. Cet appel s’inscrit dans une démarche plus large, intitulée « Soutenir les femmes face au dérèglement climatique » (http://www.femmesetclimat.fr/).

Les femmes sont les premières victimes du dérèglement climatique d’une part, et d’autre part elles sont un élément clef des solutions. Au cours de la Conférence, trois recommandations principales ont été émises :
-  Inscrire la dimension des droits humains et la promotion de l’égalité homme-femme dans l’accord de Paris ; valoriser la contribution des femmes et renforcer leur participation aux différents niveaux dans la lutte contre les dérèglements climatiques ;
-  Promouvoir et soutenir une véritable intégration du genre et de l’autonomisation des femmes dans toutes les politiques et tous les programmes d’adaptation, d’atténuation, d’accès et de transfert de technologies ;
-  S’engager en faveur d’une allocation des financements climatiques, promouvant l’égalité femme-homme et l’autonomisation des femmes.

A partir de ces recommandations, le Ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, futur Président de la COP 21, s’est engagé sur plusieurs points :
-  Il est absolument indispensable d’inscrire l’égalité entre les femmes et les hommes dans les conclusions de l’accord de Paris et dans l’accord lui-même ;
-  Sur 147 contributions seules 20% abordent expressément cette question. Il est important que ce nombre puisse être augmenté et que lorsque l’on procédera à la révision, que cet aspect soit mis au premier plan ;
-  Il faut travailler à ce que la garantie d’un égal accès au financement pour les femmes soit prise en compte. En France, il a été demandé à l’AFD que d’ici 2017, la moitié des projets de développement qu’elle finance aient comme objectif significatif l’amélioration de l’égalité entre les femmes et les hommes ;
-  Il faut que les femmes puissent faire entendre leur voix au sein même des négociations climatiques internationales.

Pour la France, l’accord auquel aboutira la Conférence de Paris doit être un changement puissant dans le mode de fonctionnement, le mode de développement même de nos sociétés, ce qui passe, notamment et essentiellement, par l’égalité hommes/femmes. De fait, la lutte contre le dérèglement climatique est un combat à mener avec les femmes et pour les femmes. Agir pour le climat, c’est aussi faire avancer la cause des femmes. Et la réciproque est vraie.

Dernière modification : 26/06/2017

Haut de page